C'est la crise. Les gens vont se retrouver sur le carreau, la misère va frapper à la porte de chacun. Et des choses qu'on croit impossible en France vont arriver : nous devenons un pays pauvre.
Moi, je m'en fous. J'ai jamais été riche. J'ai vécu dans un taudis qui m'a empêché d'inviter chez moi les deux seules filles que j'aie jamais aimé. La dernière voiture que j'aie connu, c'est une R5, qu'on a vendue avant même que j'aie 10 ans.
Toute ma vie j'ai été piéton, préférant par fierté faire des kilomètres plutot que de passer un coup de fil misérable pour quémander de l'aide. Toute ma vie j'ai eu honte de dire la vérité, m'achetant quelques marques pour l'apparence, et essayant de faire rire les gens ("mdr, t'es trop con ^^"), disséminant quelques blagues pour cacher mes larmes.
Cette crise, je ne la crains pas, pas plus que je crains d'être pauvre. Pas parce que je suis déjà pauvre. Non, je suis riche, de vos sourires, de nos délires, de mon passé, d'une vie qui m'a été offerte et dont je suis fier. Si je ne crains pas cette crise, c'est que je sais que je ne crains désormais ni la mort ni la vie.
Même maintenant, que tout semble fini, qu'on se voit tous une fois par mois, occupés qu'on est a gagner trois sous, "préparer notre avenir" ou faire des trucs d'adultes. Rien a foutre, je peux mourir demain, j'aurais le sourire aux lèvres.
Et même si vous partez, à Madagascar, à Dublin, en Australie, en Espagne, même si je disparais, même si à l'avenir je n'ai de nous que des vestiges de vos sourires et de nos conneries d'ados au plus profond de moi, ce que j'ai appris de vous brillera dans chacun de mes actes comme une étincelle porteuse de réussite, de nostalgie certes, mais aussi d'espoir.
La crise sévit à cause de la folie humaine, mais ces souvenirs seront mon totem, la preuve irréfutable que l'humanité, c'est beaucoup de connards qui ne méritent pas que je me soucie d'eux, mais aussi beaucoup de gens qui méritent les mêmes moments de bonheur que ceux que j'ai connu avec vous tous. Et même si vous disparaissez et que je me retrouve seul, je me battrai pour ça.
Moi, je m'en fous. J'ai jamais été riche. J'ai vécu dans un taudis qui m'a empêché d'inviter chez moi les deux seules filles que j'aie jamais aimé. La dernière voiture que j'aie connu, c'est une R5, qu'on a vendue avant même que j'aie 10 ans.
Toute ma vie j'ai été piéton, préférant par fierté faire des kilomètres plutot que de passer un coup de fil misérable pour quémander de l'aide. Toute ma vie j'ai eu honte de dire la vérité, m'achetant quelques marques pour l'apparence, et essayant de faire rire les gens ("mdr, t'es trop con ^^"), disséminant quelques blagues pour cacher mes larmes.
Cette crise, je ne la crains pas, pas plus que je crains d'être pauvre. Pas parce que je suis déjà pauvre. Non, je suis riche, de vos sourires, de nos délires, de mon passé, d'une vie qui m'a été offerte et dont je suis fier. Si je ne crains pas cette crise, c'est que je sais que je ne crains désormais ni la mort ni la vie.
Même maintenant, que tout semble fini, qu'on se voit tous une fois par mois, occupés qu'on est a gagner trois sous, "préparer notre avenir" ou faire des trucs d'adultes. Rien a foutre, je peux mourir demain, j'aurais le sourire aux lèvres.
Et même si vous partez, à Madagascar, à Dublin, en Australie, en Espagne, même si je disparais, même si à l'avenir je n'ai de nous que des vestiges de vos sourires et de nos conneries d'ados au plus profond de moi, ce que j'ai appris de vous brillera dans chacun de mes actes comme une étincelle porteuse de réussite, de nostalgie certes, mais aussi d'espoir.
La crise sévit à cause de la folie humaine, mais ces souvenirs seront mon totem, la preuve irréfutable que l'humanité, c'est beaucoup de connards qui ne méritent pas que je me soucie d'eux, mais aussi beaucoup de gens qui méritent les mêmes moments de bonheur que ceux que j'ai connu avec vous tous. Et même si vous disparaissez et que je me retrouve seul, je me battrai pour ça.
Je n'ai plus peur de vieillir. Je vous aime, même si je le cache bien parce que je suis trop con.



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